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Saint Laurent du Pont
Bandeau inférieur

Patrimoine/Patrimoine historique

Patrimoine historique



Blason de ST LAURENT DU PONT


Extraits de l'ouvrage "Augustine m'a dit ..." de Martine GALIANO, 1992





"De gueules à un pont, à une arche d'argent massonné de sable et sommé d'un sapin de Sinople au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or en fasce".
Le plus ancien sceau que l'on connaisse est celui dont les archives départementales possèdent un exemplaire sur un procès verbal datant du 13 mars 1791. De forme elliptique, on pouvait y voir de chaque côté deux branches de lauriers entourant le pont de Fourvoirie surmonté d'un sapin; au-dessus trois fleurs de lys que surmonte une pomme de pin.


Depuis, le blason Laurentinois s'est grandement enrichi d'ornements qui sont tous des symboles pour la cité.

Le Dauphin symbolise évidemment le Dauphiné, province à laquelle appartient Saint Laurent du Pont.

La femme de Guigues III, d'origine anglaise, donna à son fils le nom de Dolphin. Un surnom qui se transforma en Dauphin, la province de ce dernier devenant alors le Dauphiné. Cette province fut vendue au Roi de France Philippe VI : le fils aîné du roi portera toujours ensuite le nom de Dauphin.

L'emblème Cartusien que l'on trouve à côté du dauphin, représente un globe surmonté d'une croix. Les sept étoiles en arc-de-cercle au dessus de l'ensemble rappellent Saint Bruno et ses six compagnons qui ont fondé le monastère de la Grande Chartreuse. Au dessous la phrase en latin qui signifie : "La croix demeure stable tandis que le monde change".

C'est au XIIIème siècle seulement qu'est apparu cet emblème du globe surmonté d'une croix. Avec les armoiries de la Grande Chartreuse, la ville a voulu montrer l'empreinte des Chartreux sur la croissance et la prospérité de Saint Laurent du Pont.

Au bas du blason Laurentinois on trouve un pont avec au premier plan un sapin.
Au cours des siècles, le pont de Fourvoirie a presque constamment figuré sur les différents sceaux de la municipalité laurentinoise, dominé par ce sapin.

Au XIIIème, Thomas Comte de Savoie fit construire un pont sur le Guiers Mort à Fourvoirie, les Dauphinois et Savoyards se faisant souvent la guerre au sujet de leurs frontières : une charte de l'an 1273 fixa les droits de péage de ce pont, le bourg quittant par la même son nom de Saint Laurent du Désert pour celui de Saint Laurent du Pont.

Par le sapin, la ville a voulu souligner la richesse des magnifiques forêts environnantes et l'attachement des Laurentinois à leur vert pays.

Surmontant ce blason, trois tourelles et des murailles symbolisent le château qu'édifièrent les Comtes de Savoie sur le coteau de la ville au XIIIème siècle.

Entrelacée autour d'une couronne apparaît en bas la devise de la ville : "Passé je garde, avenir je veux".

Quant aux couleurs de notre blason, un très ancien texte en vocabulaire technique peu courant les définit. Voici ce qu'il est dit pour le Dauphin : "Au Dauphin frâmé d'azur, barbé et pautré de gueules à senestres d'argent".

Au XIXème siècle Charles Hérold, artiste local, avait réalisé à la demande du Maire un moulage de plâtre des armoiries de la ville que possède toujours la Commune.



Monuments historiques


www.isere-patrimoine.fr
www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/

Ancienne distillerie des Pères Chartreux

ZoomSite inscrit Monument Historique en 1993.

Transférée en 1860 à Fourvoirie, la production de la célèbre liqueur de la Grande Chartreuse fut conçue dès 1737 par le père Jérôme Maubec, apothicaire du monastère. De fabrication longtemps confidentielle, la liqueur verte profita de l'amélioration des procédés, du passage de la distillation fractionnée à la distillation continue, d'une meilleure préparation et d'un meilleur contrôle des plantes et des distillats obtenus en laboratoire. De 1862 à 1884, un ample programme d'extension est mis en œuvre. L’expulsion des Chartreux en 1903 entraîne le transfert de la distillerie à Voiron et l’abandon des bâtiments pendant trente ans. Avec le retour des Chartreux en 1932 et la création de la Compagnie Française de la Grande Chartreuse, l’activité reprend à Fourvoirie jusqu’au glissement de terrain de 1935 qui va détruire les deux tiers de la distillerie. Celle-ci sera définitivement transférée à Voiron, où la liqueur est toujours aujourd’hui fabriquée par les Chartreux à partir de 130 plantes et commercialisée par la Société Chartreuse Diffusion.
(Source: base de données Mérimée - ministère de la Culture et du Patrimoine - direction de l'Architecture et du Patrimoine)

ZoomDu site cartusien, ne subsistent que le bâtiment des huit alambics, à moitié ruiné, qu'alimentait en vapeur une chaudière située au sud, et les caves voûtées d'arêtes et à piliers carrés, éléments les plus remarquables de cet ensemble ; subsistent également la cheminée de cette chaufferie, les bûchers et magasins situés près à l’entrée, en bordure de la route.
L'association les oeuvriers de Fourvoirie se donne pour but de préserver et valoriser ce site.


Ancienne Chartreuse de Currière

ZoomL'actuel monastère de Notre Dame du Buisson Ardent appartient aux moniales de Bethléem. L'édifice se compose de plusieurs bâtiments construits à différentes périodes ou remaniés. De l'état primitif (13ème siècle) n'est conservé qu'un linteau dit de fondation portant une inscription latine placée de part et d'autre d'un décor. C'est ce linteau qui a été inscrit monument historique en 1927.





La ferme de l'Echaillon

ZoomFour à pain construit au 17ème siècle inscrit monument historique en 2003.
Cette ferme unitaire en longueur est implantée sur un terrain pentu, à l'écart, au sud-est de Saint-Laurent-du-Pont, dans une clairière. Le bâtiment est coiffé d’un toit à deux pans sans surcroît, en tuiles écailles. Les trois travées centrales sont couvertes par une intéressante charpente reposant sur des jambes indépendantes de la maçonnerie, mise en place vers 1675. Un petit logis à deux pièces occupe la travée sud du bâtiment d'origine et une travée rajoutée en 1820. Dans l'ancien pignon, un système de "poêle" et placard encastré sépare les deux pièces. Outre sa grande cheminée, la "cuisine" comprend un intéressant dispositif de tablettes en pierre et étagères.



Ponts sur le Guiers Mort


Parmi la série des ponts reliant Saint-Laurent-du-Pont au monastère de la Grande Chartreuse, traversant les gorges du Guiers Mort, 2 sont classés Monuments Historiques depuis 1923 et ont été construits au XVIème siècle :

Le Pont de la Petite Vache (ou ponceau des agneaux) qui tient son nom du ruisseau qu'il franchit

Le Pont Pérant qui mesure 15 mètres de long et se situe à 14 mètres de hauteur

Tous deux sont constitués de blocs de calcaire blanc.


Le sentier thématique du pic de l'oeillette, récemment aménagé, vous permettra de découvrir l’héritage laissé par les Chartreux. A travers une dizaine  de panneaux, vous apprendrez comment les moines ont utilisé les ressources environnantes. Il s’agit également d’un patrimoine naturel. Le circuit serpente en sous bois dans le fond de la vallée, du pont St Bruno au pic de l’oeillette. On rencontrera successivement les deux ponts précédemment cités, classés aux Monuments Historiques depuis 1923. Ces ponts ont été construits pour permettre la circulation des biens et des personnes entre la vallée et le monastère. En aval, les « marmites du diable » sont d’impressionnantes cavités creusées par le torrent.

Le Touring Club de Francejoua son rôle pour le développement du tourisme particulièrement dans les sites d’aspect pittoresque. On retrouve en aval du pont Péran un escalier maçonné. Construit sur un rocher à cheval sur le Guiers, il permettait de franchir ce dernier.Plus loin, des passerelles aménagées initialement par et pour les pêcheurs ont été confortées et sécurisées. Elles sont au nombre de trois et prennent appui sur des rochers. On peut ainsi changer de rive

Le parcours se termine au pied du pic de l'oeillette, énorme monolithe de 45 mètres de haut, Il symbolisait l’une des trois portes d’entrée du désert de Chartreuse. Constituées d’un petit fortin, ces portes contrôlaient l’accès au monastère au début du XVIème siècle.
Il fut escaladé pour la première fois par un nommé Guiguet qui scella une croix en son sommet.

Chapelle Notre-Dame du Château




L'histoire de la chapelle du château est intimement liée à celle des pères Chartreux. C'est en 1629 que l'ordre acquiert le domaine et le château en ruine de la seigneurerie de Saint Laurent. Les Chartreux relèvent l'oratoire des décombres.
En 1852, les moines reconstruisent le bâtiment de nouveau en ruine et édifient la chapelle actuelle sur l'emplacement du donjon et du vieux château. Le clocher fût couronné à l'époque par la statue de la vierge, oeuvre d'un "tamaniare" Laurentinois Charles Hérold (cette statue est actuellement à l'intérieur).




Le départ des Chartreux en 1903 sonne le glas et la tristesse. La chapelle se dégrade au point d'être fermée jusqu'en 1933 puis une souscription généreuse des Laurentinois permet une complète restauration extérieure.
Mais l'outrage du temps se fait de nouveau sentir. Aussi, en 1985, la municipalité décide la rénovation extérieur et l'association "Amicale de la rénovation de la chapelle" est chargée de l'intérieur.